2012
Ouverture d'un "fare TEHE",
Immeuble du Centre Commercial du Marché (Banque de Tahiti)
2ème étage
Papeete
Sur rendez-vous à partir du 16 juin 2012
Tél 79 23 75
follinpr@mail.pf
Tarifs à partir de 4 000 CFP
La circoncision des ados à Tahiti (tehe ou peritome en tahitien) est une vieille tradition, qui remonte à bien avant l'arrivée des premiers européens. Ce n'est pas un sujet tabu, les jeunes en parlent entre eux, c'est même un sujet de fierté si la circoncision a été réalisée, ou de moquerie dans le cas contraire. Rares sont les garçons non circoncis.
Pourquoi faut-il en parler? Pour apporter quelques informations... qui font parfois défaut. En effet, Il est important de rappeler aux plus jeunes ce qu'est la circoncision traditionnelle polynésienne.
La circoncision traditionnelle polynésienne n'est pas une véritable circoncision puisqu'il n'y a pas ablation du prépuce. On parle de "supercision", "TEHE" en tahitien.
Il s'agit d'une simple incision du prépuce.
Dans cette intervention, la peau qui recouvre le gland (le prépuce) est coupée dans le sens de la hauteur, au dessus du gland (et non pas autour du gland, comme dans la circoncision biblique ou médicale, "peritome" en tahitien). La peau est donc juste "fendue", mais n'est pas enlevée. La peau s'ouvre comme un V à l'envers et laisse apparaître le gland.
Cette manière de couper le prépuce est typiquement polynésienne, elle ne se pratique quasiment nulle part ailleurs.
Qu'elles soient riches ou pauvres, polynésiennes de souche ou d'adoption, les familles et leurs garçons restent très attachées à cette tradition. Pendant les vacances scolaires, elles se retrouvent et partagent cette épreuve avec leurs enfants.
Ainsi, le "tehe" contribue à établir les marques culturelles et identitaires de la société polynésienne.
C'est dans cet esprit, et dans le respect d'une tradition encore très ancrée dans les moeurs polynésiens, que je pratique ce geste depuis près de 28 ans.
Autrefois réalisée par certains "tahu'a", sorte de prêtres, puis par des "anciens" plus ou moins expérimentés, de manière rudimentaire et sans anesthésie, elle est désormais pratiquée le plus souvent dans les structures de santé du Pays, dispensaires, hôpitaux, cabinets médicaux. Cependant, les médecins et autres soignants se désintéressent de cette petite intervention qui, même si elle est bénigne, prend du temps et reste source de rares complications. Du coup, les jeunes et leur famille ne savent plus à qui s'adresser. Certaines personnes continuent à la pratiquer sans précaution dans les quartiers.
Voilà ce qu'en dit le Dictionnaire Illustré de la Polynésie, édition 1988.
"En Polynésie, la circoncision était pratiquée jadis par un spécialiste (tahu'a tehe) utilisant un morceau de bambou effilé. C'était un rite de passage par lequel les garçons âgés d'une douzaine d'années entraient dans le monde des hommes. A cette occasion, des cérémonies avaient lieu sur le marae ancestral, en présence du père et des autres hommes de la famille. Ceux-ci signifiaient leur solidarité aux adolescents dans la douleur en s'infligeant des blessures à l'aide de dents de requin. De nos jours, la circoncision semble tomber quelque-peu en désuétude. Toutefois, dans les milieux populaire traditionnels, elle est revendiquée comme un signe d'identité que l'on oppose aux étrangers non circoncis".
On raconte qu'après la circoncision, les jeunes se jetaient à l'eau, dans la rivière ou la mer, pour stopper les saignements.
Le "fare TEHE", c'est quoi?: C'est un cabinet médical qui donne une priorité aux jeunes qui veulent être circoncis durant les vacances scolaires, à un tarif avantageux et par un médecin expérimenté.
Vous trouverez dans les différentes pages de ce blog les renseignements nécessaires pour la circoncision de vos garçons.
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d'autres informations.
Bonne lecture!
Docteur Pierre FOLLIN - Tél: 792375